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A

Accrocher (s’) : Tenter de rester dans le peloton, à un moment où le coureur essuie une défaillance. En puisant dans ses réserves, il produit un effort et s'accroche pour éviter d'être lâché.

Ajuster : Venir battre sur la ligne un adversaire qui croyait avoir course gagnée. Lors d'un sprint, venir de l'arrière en puissance et jeter le vélo sur la ligne pour la franchir le premier. C'est venir devancer, sur la ligne d'arrivée ou dans les derniers mètres d'un sprint, un adversaire qui était tout près de gagner. "Tu fais le mort pendant deux cents kilomètres et tu viens ajuster toute la meute sur la fin" (Géminiani).

Astiquer les rivets de la selle : cette métaphore s'applique au coureur à la peine qui reste assis à l'avant de la selle de son vélo. Autre variante : Etre/Se mettre sur les trois rivets ; Avoir la selle dans le trou du cul ; Faire du bec de selle.

Avoir de la laine sous les ongles : tenter de gagner en s'accrochant au maillot de son adversaire, se servant de cet appui pour se propulser en avant.

Avoir des braquets d'asthmatique : expression qui s'applique aux petits développements du coureur en difficulté ou à ceux qu'utilisent généralement les cyclotouristes. On parle aussi de Braquets pour grimper aux arbres.

Avoir la pancarte : vêtir le maillot tricolore du champion de France, le maillot arc-en-ciel du champion du monde ou le maillot jaune du Tour de France (ou quelque autre maillot distinctif).

Avoir la socquette en titane : avoir la pédale légère.


Aller au bout : S'échapper du peloton et résister à sa poursuite jusqu'à l'arrivée. Cette façon de faire s'applique aussi bien à un coureur solitaire qu'à un groupe de coureurs. Dès lors que l'écart entre eux et le peloton est conséquent, on peut penser que l'échappée ira au bout.

Allumer les phares : S'emploie pour un coureur qui a sûrement fait appel à des subterfuges. Son regard, au moment du départ ne trompe pas, ce qui fait dire au suiveur averti qu'il a dû allumer les phares.

Autobus : l'autobus apparaît généralement dans les épreuves de montagne. Il désigne un groupe de coureurs attardés qui roulent ensemble, afin de progresser et arriver dans les délais. Il y a toujours un spécialiste qui aura la charge de se renseigner sur le retard accumulé par les coureurs et de régler l'allure en conséquence. Ils doivent faire en sorte d'arriver ensemble, pour le cas où ils seraient hors-délais, ceci afin d'influencer la décision du jury, et d'éviter l'élimination.

Avaler une bosse : être en très bonne condition, et n'éprouver aucun difficulté à franchir les obstacles représentés par de petites côtes, voire même des cols de troisième ou quatrième catégorie se jouer des difficultés, sans avoir besoin d'employer le dérailleur pour changer de braquet, ni de s'employer à fond.

Avoir du monde sur le toit : cela signifie, qu'à la suite d'une chute, beaucoup de coureurs gisent sur la route, parmi les vélos entremêlés.

Avoir grand : utiliser un développement trop important, en fonction du terrain sur lequel évolue le coureur. Il fatigue, et s'il veut rester avec les autres, il devra adopter un développement plus petit, afin de pédaler plus souplement (voir "mettre une dent de moins" )

Avoir la fringale : avoir faim. Le coureur victime de la fringale est le coureur qui n'a pas su s'alimenter en fonction du parcours de l'épreuve. Son organisme brûle toutes les calories, en raison de l'effort fourni ; le coureur est sans force et ne peut suivre l'allure du peloton.

Avoir la frite : se sentir bien, non seulement pour contrer les attaques, mais aussi pour provoquer son adversaire, sans fournir de trop gros efforts.

Avoir la giclette : se sentir des fourmis dans les jambes, et être prêt, à tout moment à gicler du peloton. Cela dénote une grande forme.

Avoir la gueule dans le vent : ne pas savoir s'abriter, et rouler en étant toujours face au vent, ne pas rechercher systématiquement l'abri, lorsqu'il se présente, et fournir des efforts contre le vent. Cette façon de courir sera préjudiciable pour la suite de la course, car le coureur ne pourra pas suivre l'allure du peloton, ayant trop puisé dans ses réserves.

Avoir la pancarte dans le dos : cette expression s'applique en règle générale au favori de l'épreuve, ou au leader de la compétition. Cette position qui le distingue dans le peloton, lui vaudra des attaques incessantes de ses adversaires et ne lui permettra pas de tenter facilement une action déterminante. Ce n'est pas la situation rêvée, mais c'est aussi la rançon de la gloire.

Avoir la pêche : être dans les mêmes conditions que lorsqu'on a le coup de pédale, de savate ou que l'on a la frite.

Avoir la pompe ou un coup de pompe : être incapable de suivre l'allure des concurrents, après avoir trop fourni d'efforts. Le coureur ayant la "pompe" sera irrémédiablement lâché, et n'aura pas les ressources suffisantes pour terminer. Cette attitude traduit un manque de condition, ou une mauvaise répartition des efforts en fonction de la course.

Avoir la selle dans le trou du cul : être à la tâche. Produire un effort au-dessus de ses possibilités, en recherchant le plus d'efficacité dans les jambes, en s'asseyant à l'avant de la selle (voir "faire du bec de selle" ).

Avoir la socquette en titane : expression synonyme de la précédente, qui fait référence à ce métal particulièrement léger.

Avoir la socquette légère : cette expression traduit la facilité avec laquelle le coureur pédale. Sans grands efforts, il participe à toutes les actions de la course. Cela dénote une bonne condition physique.

Avoir le compteur bloqué : ne pas pouvoir passer la vitesse supérieure, ce qui permettrait de faire la différence. Se dit aussi du coureur qui suit facilement jusqu'à une vitesse donnée, et qui est irrémédiablement lâché, dès que le peloton accélère. On dit aussi que le coureur plafonne.

Avoir le coup de jarret : être suffisamment puissant pour répondre sans retard à une attaque, ou pour sortir d'un seul coup du peloton, en ne laissant aucune chance à celui qui voudrait suivre. S'emploie aussi pour le sprinter qui a une forte puissance dans les jambes pour battre son adversaire au dernier moment.

Avoir le coup de pédale : être dans une excellente condition physique et se sentir prêt à répondre à toutes les attaques, quel que soit le terrain choisi. Rouler sans difficulté à n'importe quelle allure.

Avoir le coup de savate : expression synonyme au "coup de pédale".

Avoir le nez dans le cintre : par opposition à l'expression précédente, le coureur tient son guidon au bas du cintre, le nez au ras de la potence, le corps arc-bouté ; cette position est utilisée lorsque l'allure de la course est très élevée, où lorsque le coureur doit fournir un effort particulier.

Avoir les grosses cuisses : les coureurs ont les "grosses cuisses" notamment dans les épreuves courues en deux tronçons, une le matin, une autre l'après-midi. Ils n'ont pas le temps, pendant le court repos, de soumettre leurs muscles aux mains du masseur. D'où l'expression qui traduit la non-décontraction des muscles.

Avoir les jambes dans la laine : être au repos, ou en période de décontraction. Le coureur qui, après une effort, s'allonge, le fait en se recouvrant les jambes, avec une couverture, ou enfile des jambières, pour éviter un refroidissement de la musculature. Cette expression s'adresse aussi au coureur ne participant pas, pendant un certain temps, aux compétitions.

Avoir les mains aux cocottes : poser les mains sur le haut des poignées de freins, à l'endroit qui les relie au guidon. Cette façon de se tenir redresse le buste, et donne au coureur une position de décontraction, utilisée lorsque l'allure de la course est réduite.

Avoir oublié : se dit d'un coureur qui, après avoir rattrapé un adversaire, le dépasse sans le regarder, et s'enfuie sans se retourner. On dit alors, qu'il l'a oublié au passage.

Avoir petit : cela traduit l'insuffisance du développement par rapport au terrain sur lequel évolue le coureur. S'il a petit, il va donner plus de tours de pédalier que les autres. Pour retrouver le même rythme, il devra adopter un développement plus grand (voir "mettre une dent de mieux" ).

Avoir tout à droite : mettre, à l'aide du dérailleur, la chaîne sur le grand plateau et sur la plus petite couronne de la roue libre, ces deux pièces se trouvant le plus à droite, pan-apport au cadre. Cette position, de la chaîne, donne le plus grand développement.

Avoir tout à gauche : mettre, à l'aide du dérailleur, la chaîne sur le petit plateau et sur la plus grande couronne de la roue libre, ces deux pièces se trouvant le plus à gauche, par rapport au cadre. Cette position, de la chaîne, donne le plus petit développement.

Avoir tout fait à l’eau claire : n'avoir usé d'aucun expédient ou produit dopant. Avoir fait la course uniquement sur sa valeur athlétique et sa condition physique.

Avoir un bon de sortie : est en général réservé à un coureur de second rang dont la place au classement général ne risque pas de mettre en péril celle des leaders. Un régional aura un bon de sortie, ce qui lui permettra, peut être, de gagner une étape. Cette autorisation aura la bienveillance du porteur du maillot de leader, qui en informera ses équipiers.

Avoir une jambe au dessus des autres : cette expression s'applique au coureur qui, indéniablement, est supérieur aux autres, parce que doué naturellement. Elle peut traduire aussi, la bonne condition physique d'un coureur, pendant une période donnée, par rapport à celle de ses adversaires.

B

Bacher : se protéger ; lorsque le ciel est menaçant, le coureur annonce "je vais bâcher"; le peloton peut aussi être bâché, sous la pluie, les coureurs enfilant l'imperméable. Le mot peut être employé lorsqu'un coureur, n'a pas très envie de faire la course et dit :" A mon avis, je vais bâcher de bonne heure, ce qui revient à dire qu'il va abandonner.

Becqueter de l'aile : se faire remorquer en s'appuyant de temps à autre sur l'aile d'une automobile. en terme juridique, on dit : "rétropoussette sur aile de voiture". Le coureur profite, au cours d'une montée de col, de la présence d'une voiture pour s'appuyer sur l'aile et relancer sa cadence. Cet acte est sévèrement puni, lorsque le coureur se fait prendre.

Bloquer la course : travail d'une équipe qui, par un marquage serré des adversaires, empêche toute échappée et tout développement de la course. Cette action permet aux mieux placés ou aux favoris, d'éviter tous efforts jusqu'au moment où ils ont envisagé une attaque, en vue d'une éventuelle victoire. Cette action n'est pas toujours appréciée des suiveurs, car pendant des kilomètres il ne se passe rien.

Boucher un trou : combler la distance séparant le peloton d'un groupe de quelques coureurs ayant pris une avance de quelques mètres. Se remettre dans la roue du coureur situé devant. Ne pas laisser de distance entre la roue arrière du coureur et la roue avant de celui qui suit.

Braquets d’asthmatique : tout petit développement avec des pignons à l'arrière d'un nombre de dentures proches du nombre de celles du plateau, ce qui fait avancer très doucement, tout comme l'asthmatique gravissant lentement un escalier pour éviter l'essoufflement.

Bordure : les coureurs qui se trouvent dans une bordure roulent en file indienne sur la partie de la route opposée à la direction du vent venant de 3/4 face. La bordure n'assure pratiquement aucune protection contre le vent et permet d'éliminer de nombreux adversaires.

Brûler le ravitaillement : ne pas prendre la musette tendue par le soigneur au contrôle de ravitaillement. Profiter du ralentissement général pour s'échapper. Cette pratique peut être payante, dès lors que le coureur a pris les dispositions nécessaires pour ne pas être victime de la fringale.

C

Chatouiller les pédales : cette expression exprime l'aisance, la facilité dont fait preuve un coureur, grâce à de bonnes dispositions naturelles ou à un état de forme excellent.

Compter les pavés : rouler à une allure trop lente parce qu'on n'a plus de forces pour aller vite.

Coup de cul : élévation de la route sur une distance relativement courte qui nécessite de lever les fesses de la selle.

Chasser la canette : action qui se pratiquait par grosses chaleurs et qui consistait à trouver des boissons rafraîchissantes pendant la course. Ce rôle était surtout dévolu aux équipiers qui n'hésitaient pas à s'arrêter à une fontaine ou même dans un café pour remplir des bidons, ou tout simplement emporter une canette de bière ou de limonade. Cette coutume a tendance à disparaître pour deux raisons : d'abord la course va trop vite, et ensuite, les organisateurs prévoient des ravitaillements officiels en eau fraîche.

Courir en rat/en raton : tirer honteusement parti des efforts des autres alors que l'on n'en consent soi-même aucun.

Course à la pédale : course débarrassée de trop de considérations tactiques.

Courir à la musette : se dit d'un coureur qui n'a pas de contrat à l'année dans un groupe sportif, et qui est embauché à la course, pour renforcer une équipe. On lui fournit le ravitaillement et l'assistance technique. Les prix qu'il peut gagner pendant la course lui sont acquis. Compte-tenu de la nouvelle législation concernant les coureurs professionnels, cette pratique n'a plus cours.

Courir comme un trois et quatre : ancienne expression s'adressant à un professionnel, qui court très mal, qui ne comprend rien au développement de la course, et qui s’y prend comme un jeune amateur de la catégorie 3 ou 4, catégories des débutants.

Creuser l’écart : augmenter l'avance qui sépare l'échappé ou le groupe d'échappés du peloton ; dans un challenge, disputé sur plusieurs épreuves, augmenter son écart en point, par rapport à son suivant immédiat.

D
Descendre comme une caisse à savon : Descendre très mal un col, par manque de confiance en soi ; freiner sans arrêt, à faible allure, s'aider de ses pieds pour ralentir, ne pas savoir utiliser la trajectoire de la route, tout comme une caisse savonneuse, donc glissante, rejetée d'un bord à l'autre. Pour le coureur, c'est une grande perte de temps.

Descendre à la cave : tomber du grenier à la cave, exprime un revers de fortune important et subit.

E

Ecraser les pédales : pédaler en force et non en souplesse en appuyant alternativement sur chaque pédale au lieu de tourner rondement les jambes.

Emmener la braquasse : adopter un très grand développement et être capable de le "tirer", ce qui n'est évidemment pas à la portée de tout le monde.

En mettre un coup sur la meule : accélérer vivement l'allure ; on dit aussi Tirer sur la meule.

Enrhumer un adversaire : si l'été prochain, par temps de canicule, vous enrhumez Lance Armstrong en le doublant dans la montée vers Luz-Ardiden, c'est que vous êtes un sacré grimpeur !

En rouler une dégueulasse : effectuer un relais long et puissant pour provoquer une cassure, ou échappée ou propulser un équipier.

Enterrement de première classe : expression qui s'applique à un peloton au sein duquel tous les favoris de la course se trouvent et qui s'est plus ou moins désintéressé des coureurs échappés.

Envoyer dans la moulure : relancer la course sans discontinuer et surtout sans laisser le temps à l'adversaire de récupérer.

Etre dans la mafia : faire partie d'un groupe de coureurs qui, bien qu'ils puissent appartenir à des équipes concurrentes, s'entendent pour exclure des gains et des primes tout autre coureur qui n'a pas été invité à partager leurs intérêts. Expression similaire surtout adaptée à la piste : Etre dans le train bleu.

Etre un couraillon : cette expression s'applique, avec un peu de mépris, à un coureur médiocre ou dont l'intelligence en course est... limitée.

Emmener le sprint : prendre en charge l'équipier le plus rapide au sprint, en le maintenant dans sa roue, lui éviter de prendre du vent en lui donnant de l'abri, et s'écarter brusquement pas très loin de la ligne d'arrivée, pour le laisser s'exprimer.
En règle générale, celui qui emmène le sprint a peu de chance de remporter la victoire.

En avoir sous la pédale : avoir beaucoup de force ; le coureur qui en a sous la pédale fait preuve d'une excellente condition physique et suit le rythme sans forcer.

En garder un peu : l'expression s'applique à un coureur qui ne jette pas toutes ses forces dans le combat, mais garde un peu de réserve athlétique. Ce qu'il aura gardé en force, lui servira le moment venu, pour répondre à une attaque ou attaquer.

En placer une : faire un démarrage en force, sans avertir, surprendre son adversaire au moment où il ne s'y attend pas. Faire une attaque surprise à un moment essentiel de la course, alors que le peloton musarde.

En prendre un éclat : être, d'un seul coup, lâché par le peloton sans pouvoir réagir; se retrouver sans force pour rester au contact, et perdre rapidement du terrain. C'est souvent ce qui arrive en cas de fringale.

En remettre un peu : après avoir fait un premier démarrage, ayant permis l'élimination.

En remporter une belle : remporter une victoire dans une épreuve particulièrement difficile, comme une étape de montagne ou une classique d'un jour.

Enrouler le braquet : pédaler très souplement, sans effort, quelque soit le développement utilisé et la configuration du terrain ; les spécialistes des épreuves contre la montre, en règle générale savent utiliser le dérailleur et pédaler sans à coup.de plusieurs adversaires, augmenter à nouveau son effort, pour tenter de partir seul.

Envoyer de l’air : être particulièrement entreprenant et remuant, ne laissant aucun répit à l'adversaire. C'est un signe de bonne condition physique.

Envoyer la main : lors d'un sprint, écarter un adversaire de la main, ou attraper le maillot pour se propulser à l'avant. Cette pratique est sévèrement punie, entraînant le déclassement à l'arrivée, si le fautif est surpris par un commissaire.

Etre à la ramasse : être très en retard par rapport à la tête de la course, sans aucune chance de rejoindre celle-ci.

Etre à pied : ne pas être en mesure de suivre le rythme de la course, même si celui-ci est peu élevé. Se trouver sans force et rouler très lentement, à l'allure d'un homme à pied.

Etre aspiré : dans deux cas, un coureur peut être aspiré: a) le coureur est échappé, mais le peloton fond sur lui et l'aspire ; b) le coureur est attardé et se laisse aspirer par les motos et les voitures ; dans ce dernier cas, il peut être sanctionné.

Etre collé au goudron : ne plus avancer, être sans force, et ne pas tenir le rythme imposé par la course.

Etre cuit : avoir jeté toutes ses forces dans une action déterminée, et ne pas pouvoir continuer. Lorsqu'il est cuit, le coureur dégouline de sueur et n'avance plus.

Etre dans l’allure : suivre sans difficulté la vitesse du peloton, participer à toutes les actions sans le moindre effort. Cette façon d'être dénote une excellente forme.
Etre dans la bonne : faire partie de la bonne échappée, celle qui a toutes les chances de parvenir à l'arrivée sans être inquiétée par le peloton des poursuivants.

Etre dans la bordure : le coureur qui n'a pas pris le soin d'être bien placé au moment de la formation de l'éventail, risque de ne pouvoir s'y incorporer. Il se retrouve ipso-facto dans l'obligation de rouler sur la bordure et n'a d'autre solution que de laisser partir le groupe auquel il voulait se joindre.

Etre dans la botte : s'être laissé enfermer par ses adversaires lors d'un sprint, sans avoir la possibilité d'échapper à leur emprise.

Etre dans la galère : se trouver dans un groupe de coureurs par pur hasard, et être obliger de rouler, sans trop savoir comment évoluera la situation de la course.
Etre dans la pampa : être très attardé et livré à sois-même sans assistance. En règle générale, le coureur, dans une telle situation, ne tarde pas à abandonner.

Etre dans la roue : marquer un adversaire désigné, en se mettant derrière lui, sans jamais prendre de relais. Il s'agit souvent d'une consigne donnée par le directeur sportif, en fonction des intérêts à défendre pour son équipe.

Etre dans le paquet : se trouver dans le peloton le plus important de la course.

Etre dans le rondin : se trouver derrière un concurrent qui pédale rapidement, et se placer de la même façon que derrière une moto munie d'un rouleau, la roue avant prête à toucher la roue arrière dudit concurrent, et n'en plus bouger.

Etre dans le rouge : être incapable de continuer un train soutenu, et perdre le bénéfice d'efforts trop violents ; on peut voir souvent un coureur qui limite une action solitaire, pour éviter d'être dans le rouge, son coeur donnant des signes de fatigue.

Etre dans le vent : ne pas avoir trouvé l'abri nécessaire, soit dans le peloton, soit derrière un entraîneur, et être dans l'obligation de fournir plus d'efforts que les autres.

Etre dans les roues : s'installer dans le milieu du peloton, et rester dans les roues, avec l'intention déterminée de ne participer à aucune action.

Etre éjecté du peloton : lors de l'accélération du peloton, être dans l'impossibilité de suivre et se trouver immédiatement distancé.

Etre en danseuse : position du coureur, principalement en montagne. Elle oblige le coureur à se dresser sur les pédales, et pédaler en prenant appui sur le guidon. Cette position provoque un déhanchement, mouvement proche de celui d'une danseuse sur les pointes.

Etre en ligne de chaine : être bien posé sur le vélo, rouler tout droit, à la même allure, sans balancement du corps, en donnant un mouvement régulier à son pédalage.

Etre en roue libre : donner, de temps en temps, un tour de manivelles, et se laisser aller. Etre dans le peloton sans produire le moindre effort. Se dit aussi d'un coureur qui, en fin de saison, n'est plus motivé, et participe à des épreuves sans conviction, attendant visiblement les vacances.

Etre en travers : ne pas être à même de suivre le rythme de la course, mais tenter malgré tout d'y parvenir, en recherchant une bonne position ou une bonne place ; dans ce cas, le coureur donne l'impression de ne pas avancer. Ce dit aussi d'un coureur, qui, dans un col ou une côte, n'arrive pas à grimper, et essaie en roulant de chaque côté de la route, à réduire son effort.

Etre enfermé : se trouver entouré par des adversaires, sans avoir la possibilité de s'exprimer, ni de tenter une quelconque action.
Etre facile : suivre sans difficultés l'allure de la course, sans fatigue ni efforts particuliers.

Etre le premier des non payés : être classé à la première place à laquelle n'est pas attribués de prix. Si dans une course seuls les 20 premiers ont un prix, le 21ème est le premier des non-payes.

Etre oublié : après avoir été échappé, être rattrapé par un adversaire, et être dépassé sans pouvoir prendre sa roue.

Etre pendu : synonyme de "rester en équilibre" ; perdre le contact, ne pas pouvoir faire tourner les jambes, comme si le coureur pédalait dans le vide.

Etre pied au plancher : avoir atteint sa vitesse maximale et être dans l'impossibilité de l'augmenter.

Etre planté : ne pas être en mesure de participer à une action bien au contraire ; ne pas pouvoir suivre et donner l'impression de faire du sur place.

Etre sur la petite piste : être en petite condition physique. L'expression vise surtout les pistards. La petite piste est la bande qui se trouve entre la côte d'azur et la bande déroulement. Un coureur sur la petite piste ne participe que faiblement à l'action de la course, et ne monte que rarement sur l'anneau de vitesse.

Etre sur la réserve : ne participer que rarement à une action, attendant de voir comment la situation évolue, avant de se donner à fond.

Etre tout « campa » : "campa" est l'abréviation de Campagnolo, considéré comme la marque d'accessoires la plus chic et la mieux dessinée. Par extension, on dit d'une belle femme, à l'allure seyante, qu'elle est montée "tout campa". Cette expression fut créée par l'écrivain René Fallet.

F
Faire connaissance de l’homme au marteau : avoir une défaillance telle, que l'on a l'impression d'avoir été assommé. Elle est si soudaine, que le coureur qui en est victime, reste sans force, et dans l'impossibilité de reprendre la course, sans un temps de récupération. L'Homme au marteau a frappé ; il a été immortalisé par les dessins de Pellos.

Faire connaissance de la sorcière aux dents vertes : Etre victime de plusieurs crevaisons, de plusieurs chutes, avoir une malchance incroyable, dans la même journée, comme si un être fantasmagorique avait jeté le mauvais oeil ou le mauvais sort à un coureur au cours d'une étape. Comme pour l'Homme au marteau, Pellos, le créateur des Pieds Nickelés, célèbre bande dessinée des années 1950, a donné un visage à cette sorcière, mauvais génie du cyclisme.

Faire de la mécanique : outre le fait que le coureur doit, chez lui, faire un peu de mécanique pour l'entretien de ses vélos, l'expression est attribuée à celui qui, pendant la course, bricole lui-même son vélo, parce qu'il trouve que quelque chose ne va pas ou fonctionne mal.

Faire de la patinette : se laisser porter par la course, sans y participer vraiment, tout en donnant l'impression d'être dans le coup.
Faire dégueuler sa bouillie : obliger un adversaire à fournir un effort intense, le plus longtemps possible, jusqu'à la nausée, pour lui faire lâcher prise et abandonner la lutte.

Faire des bornes : accumuler des kilomètres en début de saison, pour retrouver la condition physique, et en cours de saison pour la maintenir ; certains coureurs ont besoin de faire beaucoup de bornes, alors que d'autres peuvent se contenter de peu de kilomètres.

Faire du bec de selle : le coureur s'avance sur sa machine et s'assoie à l'extrémité de sa selle, pour donner plus de force à ses jambes. Cette attitude dénote un manque de forme à l'instant de produire un effort.

Faire du surplace : cette action concerne uniquement la piste, et de plus, les épreuves de vitesse. Deux coureurs sont en compétition. Au tirage au sort, l'un est désigné pour partir en tête. Il avance doucement pour obliger son adversaire à passer devant. Au bout d'un tour, il se place en haut de la piste et se met en surplace, en bloquant sa roue avant ; son adversaire l'imite, et les deux coureurs s'observent. Si le premier recule trop ou avance, le commissaire l'oblige à reprendre la course. Le surplace se joue à l'influence, et parfois si la séance pouvait durer un temps indéterminé. Maintenant le règlement n'autorise pas plus de trois minutes. Voilà pourquoi on dit souvent que l'épreuve de vitesse est la course la plus longue.

Faire éclater le peloton : faire un démarrage en force, obligeant les adversaires à s'employer pour enrayer l'attaque. Il s'ensuit, généralement, une débandade qui disloque le peloton en plusieurs groupes.

Faire l’avion : survoler toute la course, et dominer ses adversaires dans tous les compartiments du jeu.

Faire l’élastique : lorsqu'un coureur est lâché par le peloton, la distance entre lui et le peloton augmente. A la faveur d'un ralentissement de ce dernier, le coureur lâche revient. Lors d une nouvelle attaque, il est à nouveau lâché. Si cette action se renouvelé plusieurs fois, on dit que le coureur concerné fait l'élastique En principe ce coureur est en petite condition et finit par être lâché définitivement.

Faire la course en tête : ne donner à personne le soin de mener la course Ne laisser le soin a personne de contrôler toutes les attaques. Etre toujours aux avants- postes, pour surveiller ses adversaires, et imposer, si besoin est, un rythme élevé à la course.

Faire la différence : lâcher un ou plusieurs adversaires, et augmenter sans cesse son avance pour être a l’abri d un retour dédits adversaires, et ainsi consolider ses possibilités, sinon d'une victoire, du moins une place d'honneur.

Faire la grimace : expression qui reflète l'humeur du peloton, notamment au départ lorsque la course ne va pas comme elle devrait. Indique aussi les efforts produits, vent de face, ou lorsque les coureurs doivent à tout prix, réduire l?écart entre l?échappe et le peloton.

Faire la lessive : attaquer sans cesse, pour éliminer le plus possible d?adversaires avant la fin de la course. Plusieurs attaques successives obligeront les plus vindicatifs à lâcher prise.

Faire la moto : rouler très vite et en force, de façon à ce qu?aucun concurrent ne puisse prendre le relais, et ce pendant toute la durée de la course. Pour cela, il importe d?être en excellente condition physique.

Faire la soudure ou la jonction : action réalisée par un groupe de coureurs attardés qui rejoint le premier peloton, cette action permettant le regroupement de tout l'effectif.

Faire le barrage : opération réalisée par le directeur de la course ou un commissaire Lorsqu'un coureur ou un groupe de coureurs tente une échappée le directeur de la course ou un commissaire, interdit toute présence entre le coureur ou le groupe, et Je peloton, jusqu'au moment où l'écart sera égal ou supérieur à la minute. De même, lorsqu'un coureur ou un groupe de coureurs perd le contact avec le peloton, aucun véhicule n'est autorisé à doubler le ou les coureurs lâchés, jusqu'au moment ou le commissaire jugera que l'écart est suffisant pour autoriser les passages Cette décision ne permet pas au coureur ou au groupe de coureurs de bénéficier de la présence de véhicules intercalés.

Faire le départ : attaquer dès que le directeur de course libère les coureurs en abaissant le drapeau, annonçant le départ réel. Selon la position du coureur qui commet cette action, les autres concurrents devront s'employer pour enrayer son attaque, évitant ainsi de se laisser surprendre. Il s'agit souvent d'une tactique d équipe, préméditée, obligeant les adversaires à fournir des efforts dès le début de la course. Cela provoque parfois quelques dégâts.

Faire le ménage : action commise par une équipe qui attaque sans cesse pour faire perdre pied à l’adversaire et en éliminer le plus possible. On dit aussi «faire la lessive».

Faire le taxi : expression utilisée par les coureurs d'épreuves d'américaines ou de 6 jours. C'est, pour un coureur expérimenté et de qualité, faire accomplir l'apprentissage à un jeune, manquant d'expérience et auquel il est associé. C'est aussi courir pour mettre en valeur un routier en renom, mais insuffisamment adapté à la piste.

Faire le trou : c'est avoir, à la suite d'une attaque, mis ses adversaires à bonne distance. Lorsqu'un coureur a pris deux ou trois cents mètres à ses poursuivants, on dit qu'il a fait le trou.

Faire parler la classe : après avoir conduit sa course sur le plan tactique, avec l'aide de ses coéquipiers, prendre la direction des opérations et dominer ses adversaires, en faisant seulement appel à ses qualités et à ses dons.

Faire rougir le onze dents : adopter le plus grand développement, et le conserver en pédalant à vive allure, sans arrêts, en demandant le maximum aux muscles et à la machine.

Faire sauter la soupape : s'employer complètement dans une action, en allant au-delà de ses limites, et ce, jusqu'au point de rupture, avant d'être dans le rouge (voir cette expression), pour conserver un avantage ou se maintenir à l'avant de la course.

Faire une partie de manivelles : se réunir à plusieurs pour aller s'entraîner, et, au lieu de rouler tranquillement, pédaler à une allure soutenue, pendant toute la durée de la sortie. En course, réaliser une moyenne très élevée, pendant tout le parcours, avec de très rares moments de répit. 

Fausser compagnie au peloton : s'échapper à un ou plusieurs coureurs, du peloton, avec la ferme intention de ne pas être rejoint.

Filocher : suivre facilement l'allure d'une course.

Finir à pied : terminer la course complètement épuisé, et accomplir les derniers kilomètres à une allure proche de celle d'un coureur à pied.

Finir sur la jante : même signification que "finir à pied". La comparaison réside dans le fait que le coureur qui roule sur la jante (boyau crevé), termine très doucement.

Finir tard dans la nuit : arriver très tard après le vainqueur. Quand un coureur est lâcher dès les premiers kilomètres de la course, il est probable qu'il arrivera très en retard, d'où l'expression : "Celui-là finira tard dans la nuit".

Flinguer : attaquer par surprise en laissant son adversaire désemparé, ne pouvant répondre immédiatement à cette action.

Former l’éventail : cet aspect de la course intervient lorsqu'il y a un vent très fort. Souvent, le peloton se scinde en plusieurs éventails. Le premier coureur se place cote vent, les autres s'installent en se décalant pour être dans l'abri, sur toute la largeur de la route. L'évolution de l'éventail est la suivante : le vent vient de gauche. Le premier coureur a gauche se laisse glisser pour aller se placer sur la droite de la route. Le second prend sa place, et ainsi de suite, en mouvement tournant. (voir être dans la bordure).

Fumer la pipe : rien de plus facile lorsque l'on est en grande forme et que l'on voit a ses cotes, les coureurs pédaler avec rage, et produire des efforts pour rester dans l?allure. Le coureur voit cela d'un oeil tranquille, rappelant le monsieur détendu installe dans son fauteuil, fumant sa pipe, en observant la situation avec calme.
Fermer la porte : action réalisée par un coureur qui doit empêcher un adversaire de rentrer dans l'éventail formé par un groupe. En s'installant le dernier, le long de la bordure de la route, il ferme la porte du groupe échappé, ce qui interdit à quiconque de s'intercaler. Faire en sorte, lors d'un sprint, d'empêcher l'adversaire de déborder et d'aller à la victoire.

Filer la pompe : écoeurer son adversaire. Lorsqu'un coureur, en grande condition, se joue des obstacles, alors que ses adversaires ont du mal à suivre, et font beaucoup d'efforts, ces derniers sont écoeurés. Le voir pédaler aussi facilement, leur "file la pompe".

G

Gagner à l'emballage : gagner en devançant ses adversaires sur la ligne d'arrivée.

Gagner dans un fauteuil : remporter facilement la victoire dans une course lorsque les adversaires sont nettement inférieurs.

Gicler du peloton : cette expression comporte deux aspects : le premier signifie qu un coureur sort très vite du peloton, surprenant tous les autres (avoir la giclette - voir cette expression)- Le second aspect s?applique à celui qui depuis un moment tente de rester au contact ; si une accélération se produit, il risque de gicler.

Gomméo n’est pas amoureuse ou grand prix des croquettes : cette expression ne s'applique en principe qu'au cyclo-cross, et signifie que la boue ne colle pas après les pneus, lors des passages sous-bois.

Grupetto : mot italien qui signifie "petit groupe" et qui est utilisé pour désigner l'autobus (voir ce mot) ; est employé aussi bien dans les courses italiennes qu'ailleurs.

I

Imposer le train : se placer en tête de la course, et obliger les autres à suivre à la cadence voulue. Ceux qui ne pourront pas suivre seront lâchés. Si un coureur veut faire ralentir l?allure, il tentera de passer devant, mais l'autre reprendra la tête et pourra, a nouveau, imposer l'allure qu'il souhaite.

J

Jeter le vélo sur la ligne : lors d'un sprint très serré, au tout dernier moment, tenter de faire franchir la ligne a sa roue avant, en soulevant le vélo, et d'un coup de rein,
le jeter sur la ligne. Dans cette action, le coureur a les bras tendus, et est assis très en arrière de la selle, presque allongé sur sa machine.

L

Lancer le sprint : à environ quatre cents mètres de la ligne d'arrivée, se placer en été, e imposer une vitesse de plus en plus grande ; le sprint est lancé, et il n'y a plus qu a attendre le dénouement. Bien souvent, celui qui lance le sprint n'a que peu de chances de gagner. C'est presque toujours un équipier qui est chargé de ce travail, afin de placer le sprinter de l'équipe, dans les meilleures conditions possibles.

Larguer le peloton : le coureur qui largue le peloton coupe les liens invisibles qui le retenaient, pour partir seul et tenter l'échappée qui le mènera à la victoire A l?opposé, un coureur peut être largué par le peloton, ce qui veut dire qu'il est lâché.

Le concours de grimaces est commencé : on dit que le concours de grimaces est commencé lorsque les hostilités, comme les premiers démarrages, démarrent.
M

Machine à pédaler : se dit d'un coureur qui n'a d'autre objectif que de rouler, sans à la technique à adopter. Il pédale à fond sans s’occuper ni de ses équipiers ni de ses adversaires.

Manger de la luzerne : perdre le contrôle de son vélo, et quitter la route pour aller chuter dans un champ.

Manger un peu d’herbe : être contraint de rouler sur le bas-côté, pour éviter la chute. Cela se produit souvent, lorsqu'il y a formation d'éventail ou de bordure.

Marcher : on dit d'un coureur qu'il "marche", lorsqu'il est en très bonne condition, et qu'il prend souvent l'initiative, lorsqu'une action est engagée. Il donne l'impression qu'il est meilleur que les autres.

Mettre la barbiche/la chape : devance d'extrême justesse un adversaire sur la ligne d'arrivée d'une course : il faut quelquefois la consultation de la "photo-finish" pour décider du vainqueur.

Mettre la flèche : abandonner une course.


Mettre la grande soucoupe : désigne de façon métaphorique le grand plateau du pédalier.

Mettre le nez à la fenêtre : tester ses adversaires en se portant en tête de la course ou en plaçant quelques accélérations afin d'évaluer leurs forces et leurs faiblesses et juger de l'opportunité de les attaquer.

Marquer à la culotte : expression traditionnellement employée dans les sports de ballon, apparue dans le milieu cycliste au cours des années 90. Cela signifie marquer de très près son adversaire, ne lui laissant aucune facilité de mouvement, en restant toujours à ses côtés.

Mettre dans le coup : demander, à un ou plusieurs coureurs d'équipes adverses, une aide pour obtenir une victoire. Cette aide sera bien sûr compensée, soit par un partage des gains, soit par un soutien lors d'une prochaine épreuve ( à charge de revanche).

Mettre du braquet : augmenter le développement en mettant la chaîne sur le grand plateau ou sur un plus petit pignon.

Mettre en route : se dit d'un peloton, qui après avoir laissé une échappée se développer, considère l'écart assez grand, pour entreprendre la chasse pour réduire le dit écart.

Mettre une dent de mieux : le sens de cette formule n'est pas évident. En fait, lorsque l'on met une dent de mieux, c'est que l'on met une dent en moins : ex : lorsqu'un coureur utilise un développement de 7,54 m (plateau à l'avant 53 dents, pignon à l'arrière 15 dents), en mettant une dent de mieux, il passe sur 14 dents à l'arrière, ce qui donne un développement de 8,08 m. Le mot "mieux" s'apparente donc au développement.

Mettre une dent en moins : formule contraire à la précédente. Le coureur utilise un développement de 8,08 m avec 53 dents au plateau et 14 dents à la roue libre. Il met 15 dents à cette dernière pour obtenir un développement de 7,54 m. Le mot "moins" correspond donc au développement.

Monter au pedalier : essayer de dépasser un adversaire. Commencer à le doubler, mais parvenu à la hauteur de son pédalier, ne pas avoir assez de forces pour augmenter l’allure, pour effectuer le dépassement complet. Parfois le coureur a cette force nécessaire, mais l'adversaire augmente son allure et le maintient à la hauteur de son pédalier.

Monter aux balustrades : cette expression s'applique surtout à la piste : lorsqu?un coureur ne veut pas être doublé, il oblige son adversaire à monter le Iong de la balustrade et ainsi l'enferme. Cette expression s'applique aussi au coureur, qui veut se donner l?élan nécessaire au démarrage d'un sprint ; des balustrades, il plonge au bord de la piste.

Monter avec la grosse : monter un col avec un développement trop grand par rapport a la pente, en utilisant le grand plateau et un pignon relativement petit.

Monter d’une jambe : être dans une condition telle, qu'une seule jambe semble suffire au coureur pour grimper le col. Ne pas sentir le pourcentage élevé d'un col ou une cote.

Monter dans le balai : abandonner la course. Le coureur qui abandonne doit obligatoirement monter dans la voiture-balai, dernier véhicule de la caravane. Le coureur enlève son dossard et finit le parcours en voiture.

Monter à sa main : monter une côte ou un col sans forcer outre mesure Souvent, les coureurs non-grimpeurs n'essaient pas de suivre les meilleurs. Ils montent à leur main, persuadés de rattraper le temps perdu dans la descente ou sur le plat. Signifie aussi, qu'un coureur se connaissant, préfère ne pas user ses forces, espérant des moments plus propices, où il aura besoin de toute son énergie.

Moudre du braquet : se dit d'un ou de coureurs qui ont perdu le contact avec la tête de la course, et tentent de rejoindre le groupe d'échappés. Ayant choisi un grand braquet, ils pédalent avec énergie, sans s'arrêter jusqu'à la jonction. On dit alors qu'ils ont moulu du braquet pour rentrer.

Mouliner : rouler en ayant un petit rapport plateau-roue libre ; cela oblige à pédaler sans effort, et permet un assouplissement des muscles, avant une grande course ou une grande étape ; aller mouliner, fait partie de l'entraînement du coureur qui ne doit pas infliger d'entrée un effort trop violent à ses muscles.

N

Ne pas donner un coup de pédale : ne participer à aucune action, ne prendre aucune initiative, se laisser aller, en profitant de l'effort des autres.

Ne pas monter un pont de chemin de fer ou d’autoroute : cette expression est attribuée à un coureur qui n'a aucune qualité de grimpeur, dont les qualités essentielles sont celles d'un rouleur ou un descendeur. Il se retrouve isolé aussitôt que la route commence à monter.

Ne pas rouler un centimètre : sur un parcours relativement long, cela signifie que le coureur, auquel est attribuée cette phrase, n'a pas pris un seul relais, et s'est contente de suivre, comme son ombre, le coureur précédent.

Ne pas sentir les pédales : dans cette situation, le coureur affiche une condition physique insolente, alors que d'autres s'enlisent dans l'effort. A l'issue de la course ce coureur montre un état de fraîcheur exceptionnel, comme s'il n'avait parcouru que quelques kilomètres.


P

Passer le coude : c'est notamment au cours d'un sprint et lorsque les coureurs frottent, s'efforcer d'empêcher un adversaire de passer en écartant son coude ou ses deux coudes.

Pédaler avec les oreilles : cette expression s'applique à un coureur dont le style manque de fluidité dans l'effort et qui balance la tête de droite et de gauche en pédalant.

Pédaler dans l'huile : c'est le contraire de pédaler dans la choucroute, c'est à dire avec aisance.

Piocher : ce verbe désigne un coup de pédale heurté et saccadé. On dit également Enfoncer des clous, Pédaler carré, Scier du bois.

Poser une mine : porter une attaque violente et soudaine.

Passer par la fenêtre : se dit d'un coureur qui, surpris par une soudaine accélération du peloton, ne peut suivre, et se trouver distancé en perdant très rapidement du terrain.

Pédaler carré : avoir un mouvement saccadé en pédalant, ne pas avoir ce mouvement coulé du coureur bien en ligne sur sa machine. Souvent, un coureur qui pédale carré, ne peut répartir son effort, tant pour appuyer que pour tirer sur les pédales. Cela dénote soit une grande fatigue, soit un manque de condition physique.

Pédaler dans la joie : être en grande forme et emmener du braquet avec beaucoup de facilité. Synonyme de "ne pas sentir les pédales".

Pédaler dans la semoule : être à la tâche ; avoir du mal à entraîner la chaîne. Montrer un manque de forme flagrant, qui donne l'impression de ne pas avancer. On peut dire aussi "pédaler dans la choucroute ».

Pendu : Se dit d'un coureur qui ne peut plus avancer.

Piocher : avoir un coup de pédale saccadé, et accompagner son effort d'un mouvement du corps et de la tête, en fléchissant les bras. En principe le coureur est en petite forme, et fait des efforts pour garder le contact.

Plonger à la corde : expression relative à la Piste. Le coureur roule en haut du virage et, d'un seul coup pour surprendre son adversaire, descend presque à la verticale, jusqu'au bas de la piste. Souvent réalisé par les sprinters dans les épreuves de vitesse.

Pousser une pointe : lorsque le peloton roule doucement, en sortir rapidement pour tester ses adversaires, et accomplir une courte distance à une vitesse supérieure à celle du peloton.

Préférer les selles « broocks » : longtemps la selle Broocks a été considérée comme le « nec plus ultra » de toutes les marques de selle. L'expression ne s'emploie pas dans le peloton, mais dans le milieu cycliste ; lorsque l?on invite une personne à s'asseoir dans un café ou un restaurant, s'il y a des chaises et une banquette, on désigne la banquette plus moelleuse en lui demandant : « vous préférez la selle BROOKS » ?

Prendre la vitesse de croisière : après les traditionnelles échauffourées du début de la course et si aucune échappée ne s'en est suivie, il arrive que les coureurs décident d?arrêter là, leur velléités. Ils se mettent à rouler tranquillement et prennent la vitesse de croisière.

Prendre le bon wagon : ne pas manquer une échappée décisive, qui comprend souvent des coureurs de premier plan. Comme pour un train servant deux directions différentes, il faut prendre le bon wagon, pour arriver à son lieu de destination.

Prendre le maillot : uniquement dans les courses à étapes, s'installer en tête du classement général. Pour distinguer le leader, on lui donne un maillot différent : Tour de France : jaune, Tour d'Italie : rose etc.

Prendre le vent : ne pas savoir s'abriter, ne pas trouver l'endroit de la route où le vent est faible, mal se placer dans le peloton, ne pas coller à la roue du coureur précédent ; dans une épreuve derrière engin motorisé, ne pas trouver l'emplacement permettant de rouler sans effort ; ne pas savoir s'arc-bouter de manière à ce que le vent glisse sur l'aérodynamisme du corps.

Prendre par en dessous : il s'agit du guidon. Si le coureur a l'intention d'imprimer à la course une allure plus soutenue, ou si, dans une épreuve contre la montre, il veut donner toute sa mesure, il prend le guidon par les tiges inférieures, pour mieux tirer dessus avec ses bras, et donner plus de force à son pédalage.

Prendre un coup de buis ou de moins bien : cela n'arrive pas qu'aux Rameaux. Suivant l'exemple du coup de buis qui efface les péchés, celui que prend le coureur, efface ses forces et le laisse sans réaction, comme prostré.

Prendre un ticket : expression synonyme de "prendre un coup de buis".

Prendre un tour : cette expression davantage utilisée dans les épreuves sur piste a deux significations : ou le coureur est en tête d'une course à l'américaine, double tous ses adversaires, et prend un tour d'avance, ou le coureur ne roule pas assez vite, est doublé par tous ses adversaires et prend un tour de retard.

Puiser dans ses réserves : être en condition moyenne, et malgré tout participer à l'action en cours, en faisant appel à son organisme, en jetant ses dernières forces dans la bataille engagée.

R

Rester en croustille : ne plus avoir de forces pour suivre les autres et se retrouver seul à l'arrière de la course.

Ramasser les casquettes : dans une course d'un jour, c'est ne rien gagner : "ce n'était pas la peine de venir pour ramasser des casquettes". Dans une course à étape, c'est gagner le classement général par équipes, classement symbolise par des casquettes de couleur identique remises aux coureurs d'une même équipe.

Ratagas (prononcé ratagasse): ce mot vilain et injurieux, s'emploie de la même façon que "rat" dans l'expression "courir en rat". Le ratagasse est celui qui profite, sans participer, du travail des autres.

Ratoner : se dit d'un coureur qui, dans une échappée ne s'intègre pas, ne prend pas de relais, rechigne à assurer sa part de travail en restant dans l'abri, alors qu'il n'a aucune raison de ne pas tenter sa chance comme les autres, (voir "courir en rat" ).

Relais à la volée : se pratique entre deux coureurs d'une même équipe, dans une course à l'américaine. Le coureur qui vient d'accomplir son travail, arrive à la hauteur de son équipier, le prend par la main et le tire, pour lui donner de l'élan. Si cette façon est autorisée dans les épreuves sur piste, elle est interdite dans les courses sur route.

Relais au boudin : autre façon de se relayer entre deux coureurs de la même équipe. Le coureur venant d'accomplir ses tours, arrive à la hauteur se son équipier, se saisit du boudin de caoutchouc cousu dans le cuissard et tire pour lui donner de l'élan. Moins spectaculaire que le relais à la volée, cette pratique tend à disparaître.

Relancer l’allure : se rendant compte que l'allure du peloton faiblit, celui qui a imposé le train, ou l'un de ses équipiers, revient en tête pour redonner la vitesse souhaitée.

Relancer la mécanique : après avoir utilisé un développement approprié, mais qui ne correspond plus à l'état du terrain, changer de pignon, en adoptant un développement plus grand.

Rentrer à la maison, à la taule : abandonner une course, reprendre sa voiture et rentrer chez soi. Le coureur qui rentre un peu trop souvent à la taule, risque de se retrouver sans emploi.

Rester en carafe : être victime d'une crevaison et ne pas être dépanné par la voiture du directeur sportif. Une seule ressource : prendre la voiture-balai pour rejoindre l'arrivée.

Rester en équilibre : un coureur en difficulté dans un col, alors qu'il arrive au sommet, à du mal à gravir les derniers mètres pour basculer dans la descente. Il donne l'impression de ne pas avancer, de faire du "surplace", d'où l'expression.

Retrouver le coup de pédale : avoir eu un passage à vide pendant la course, et petit à petit, reprendre des forces, se sentir mieux et suivre sans difficultés l'allure du peloton. Un coureur retrouve le coup de pédale, lorsque, après une interruption de compétitions, il reprend l'entraînement et retrouve la condition physique lui permettant de rivaliser avec les meilleurs.

Revenir de l’arrière : s'être maintenu à l'arrière du peloton, et après une accélération, dépasser ses adversaires, soit pour se placer en tête, soit pour venir les battre sur la ligne d'arrivée au moment d'un sprint.

Rouler à la papa ou pépère : rouler tranquillement, à faible allure, les mains en haut du guidon, le corps bien droit, rappelant la position du promeneur ayant le guidon de son vélo relevé, pour ne pas avoir à se pencher en avant.

Rouler à la caillasse : se dit d'un coureur qui n'a pu s'incorporer dans une bordure et qui est obligé de rouler sur le bord de la route, souvent couvert de petits cailloux.

Rouler dans le jardin : ne pas avoir su se placer dans la formation de l'éventail, et tenter de s'y incorporer en roulant sur le bas-côté de la route, à la même allure, en prenant le risque d'une chute.

Rouler des bouts droits : prendre des relais, et rouler sans s'écarter pendant une longue distance, afin d'imposer aux adversaires une allure rapide. Plusieurs fois répétée, cette action peut désunir le peloton.

Rouler en bémol : ne pas donner la complète mesure de ses moyens, et rouler à une allure modérée, très en dessous de ses possibilités.

Rouler en facteur : ne pas participer à toutes les actions entreprises, rouler tranquillement ; imiter en fait le facteur qui fait sa tournée. Ne pas se fatiguer outre mesure, dans une action où l'on ne se sent pas concerné.

Rouler en paquet : il s'agit de la façon de rouler du peloton, les coureurs restent bien grouper, et avancent sans qu'aucun d'eux ne se mettent à l'écart.

Rouler la caisse : se dit d'un coureur qui en fait trop, en raison de ses capacités limitées. S'applique aussi à un coureur qui veut épater parce que la veille il a accompli un exploit, ce qui ne lui arrive pas souvent. Peut se dire aussi d'un coureur qui veut s'imposer.

Rouler un ton en dessous : synonyme de l'expression "rouler en bémol", le bémol, comme chacun sait, abaissant la note d'un demi ton.
Rouler en dedans : donner l'impression qu'on roule à fond, alors qu'en fait, le coureur a choisi un développement qui ne le fait pas avancer aussi vite qu'on le croit.

Rester au chaud : ne pas se montrer pendant la course, et rester dans le milieu du peloton.

Rouler en chasse patates : c'est être entre deux groupes sans réussir à rattraper le 1er et sans se faire rattraper par le 2ème.


S

Se rebecqueter : retrouver des forces, perdues pendant un certain temps.


Sucer la roue : rester à l'abri dans le sillage de ses adversaires en leur laissant accomplir toute la besogne et en espérant tirer profit de leurs efforts.

Sauter dans les roues : avoir assez de réflexes pour partir avec ceux qui s'échappent, et d'un coup de rein, projeter son vélo de manière à ne pas manquer ce départ, et approcher les dernières roues des fuyards.

Scier du bois : donner le spectacle d'un coureur qui, malgré sa petite condition, n'en essaie pas moins de se maintenir dans le peloton. Sa façon de pédaler, heurtée, pénible, l'oblige à utiliser tout son corps. Son buste, alors, monte et descend au rythme de sa pédalée.

Se balader : l'attitude désinvolte du coureur regardant les autres peiner, alors qu'il se sent très bien, donne l'impression qu'il se balade.

Se faire larguer : être distancé par le peloton, sans possibilité de revenir. Se produit souvent lorsque le peloton accélère l'allure et que le coureur ne peut pas suivre.

Se prendre une bordure : lorsqu'on roule en groupe, c'est se retrouver sans possibilité de pouvoir s'abriter du vent par manque de place. Par exemple, si le vent vient de gauche, tous les cyclistes se mettent en quinconce vers la droite, il arrive un moment où le suivant n'a plus la place de glisser son vélo entre le cycliste précédent et le bas-côté de la route, il ne peut plus s'abriter, se prend la bordure et en général, finit par sauter.

Se faire péter les varices : donner le maximum de soi-même, soit pour se maintenir au niveau des meilleurs, soit pour résister au retour d'un groupe de chasse.

Se faire sortir : quand un coureur se fait larguer, il voit l'écart, entre lui et le peloton augmenter progressivement ; lorsqu'il se fait sortir, cet écart augmente très vite, et il perd le contact presque instantanément.

Se faire trimballer : se dit d'un coureur qui subit l'action de son adversaire, et est obligé d'en passer par ou il veut, sans avoir la possibilité de se soustraire à son emprise. Le cas est fréquent sur la piste, lorsque le plus fort oblige le plus faible à suivre sa trajectoire, le privant de toute initiative.

Se faire glisser : se laisser dépasser par le peloton, pour appeler sa voiture suiveuse. Pour se mettre à la hauteur de la voiture du directeur sportif, le coureur se laisse glisser en queue du peloton, et fait signe aux autres de le dépasser. S'emploie aussi, lorsqu'un ou plusieurs équipiers attendent l'un des leurs en difficulté, ou ayant été victime d'une crevaison. Ils se laissent glisser pour l'aider à réintégrer le peloton.

Se mettre à l’abri : trouver le meilleur endroit, derrière un coureur, ou un engin motorisé, pour d'abriter du vent et s'y placer de manière à être protégé, et ne pas faire trop d'efforts.

Se relever : ne pas insister, ne pas poursuivre son effort, lorsque le coureur se rend compte que son échappée n'a aucune chance de réussir. Il se relève, en attendant le peloton.

Secouer le peloton : juger l'allure du peloton trop faible, et prendre l'initiative de la course, en accélérant, obligeant les coureurs à s'employer davantage. Répétée plusieurs fois, cette action secoue le peloton et peut provoquer sa dislocation.

Sortir de la roue : accélère soudainement l'allure, en surprenant le coureur qui suit, et ainsi, le distancer, lui faisant perdre le contact.

Sortir du paquet : faire un sprint, surprendre touts les autres coureurs et distancer le peloton.

Suivre le train : rester derrière le peloton ou une échappée en suivant le rythme imprime par celui qui est en tête, sans essayer de le dépasser.

T

Talonner de l'arrière : avoir le boyau ou le pneu de la roue arrière en partie dégonflé, ce qui a pour conséquence de faire ressentir au coureur tous les ressauts de la route et toutes les inégalités de la chaussée. On peut aussi Talonner de... l'avant.

Terminer dans les « et caetera » : ne pas être classé dans les vingt ou premiers payés. La plupart du temps, le classement repris par la presse portera la menton « etc., après le dernier payé.

Tirer sur le guidon : tenir son guidon bien serré, soit en haut, de chaque côté de la potence, soit par en dessous (voir l'expression), et l'utiliser comme appui des bras. Le coureur tire en même temps qu'il pédale, pour donner plus de force à son coup de pédale.

Tricoter : s'applique, soit au coureur en condition, qui pédale facilement en tirant un développement normal, soit au coureur qui a un petit développement et dont le coup de pédale est rapide.

Trouver l’ouverture : surveiller, lors d'un sprint, la position des adversaires, et soudain se faufiler dans l'espace laissé par eux, pour passer devant et gagner la course.

V

Virolets : petits virages successifs : la route descend en petits virolets, difficile à négocier ».

Voltiger : être dans une forme exceptionnelle, et se jouer de tous les obstacles, avec une facilité déconcertante. Grimper les cols en donnant une impression de facilité et de légèreté.

Visser la poignée : se mettre à rouler très vite et à augmenter cette vitesse à la manière d'un motocycliste qui tournerait vivement la poignée des gaz de sa moto

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